La tradition de la peinture académique

 

Le genre académique apparaît après la Révolution dans une volonté affirmée de rompre avec les traditions passées. Il s’emploie à transcender le réel, au sein de l’Ecole des Beaux-Arts, qui offre, par la nature universelle de la peinture d’histoire, un enseignement très complet. Traitant de tout, le genre se diversifie en spécialités propre : portrait, paysage, natures mortes…Les œuvres des artistes académiques sont exposées chaque année au Salon, qui tout au long du XIXe siècle constituera l’événement majeur de la vie artistique française.


La thématique de la peinture académique

 

Le genre académique présente une thématique foisonnante qu’on peut regrouper dans une dizaine de sujets principaux : le nu, le portrait, les scènes contemporaines, les enfants, les animaux, la peinture d’histoire, le monde antique et mythologique, l’illustration de légendes, de récits littéraires ou d’opéra, la peinture religieuse et des visions.

La technique de la peinture académique

 

Le genre académique s’inscrit dans l’esprit du trompe-l’œil et de l’hyperréalisme. Les effets de matière sont saisissants : ciels, terres, mers… de même que les effets de transparence : ombres portées, légères. Le grand format ainsi que l’usage savant des gris colorés soulignent l’illusion en créant des espaces, reliefs et modelés qui donnent un grand réalisme aux scènes.


La survivance de la peinture académique

 

Si le genre académique sert de repoussoir aux courants modernes, et en premier lieu à l’impressionnisme, il revient en vogue au travers de nouveaux courants : dans les années 1920 avec le mouvement surréaliste, à la fin des années 1960 avec le courant hyperréaliste. On en retrouve aussi tous les codes aujourd’hui dans la bande dessinée.


Quelques peintres académiques


Baudry, Cabanel, Couture, Flandrin, Gérôme, Gleyre, Meissonier, Winterhalter - En savoir plus